CapitalRix & lespetitsgaulois.fr

Après l’article du journaldunet.com fin mars « Où investissent les parrains du Web français », Les Echos annonce que « Les fonds de capital risque internet ‘made in France’ sont de retour ». Cet engouement médiatique témoigne d’un dynamisme économique certain chez les jeunes pousses françaises, et surtout, bien plus important, d’un soutien grandissant de la part de leurs aînés. La France du e-business est en train de s’américaniser.

Du côté de l’investissement d’amorçage, les parrains du web sont de plus en plus actifs en France. Ces Business Angels, entrepreneurs qui ont fait fortune dans le web, savent reconnaître les projets à fort potentiel, sans nécessairement afficher un track record suffisamment étayé (chiffre d’affaires, commandes fermes) pour crédibiliser le business plan. Ce sont les Marc Simoncini (Meetic), Xavier Niel (Free), Pierre Kosciusko-Morizet (priceminister)…voir tous. Ces investisseurs aguerris du web sont de véritables tremplins pour une start-up, bien au-delà de l’apport en capitaux (expérience, réseau).

Du côté du capital risque, les volumes augmentent et les fonds se structurent pour donner de l’élan au secteur, notamment en amont du cycle d’investissement afin de couvrir les phases traditionnellement longues et délicates à gérer en France. Dans l’ordre chronologique du cycle d’investissement : Kima Ventures > Jaina Capital > ISAI (regroupement de 60 parrains du web, des télécoms et des institutionnels).  Voir plus.

On peut se réjouir de cet intérêt grandissant pour le web et du volume d’investissement annoncé. Cependant, le capital risque français n’est pas encore prêt à investir les yeux bandés dans un potentiel de marché comme le font les américains. Les VC là-bas arrivent à évaluer des projets uniquement sur l’intérêt des utilisateurs et le potentiel marketing, en injectant des millions de $ sans même que le business model soit viable ni même clairement défini (facebook, twitter…). CapitalRix le gaulois s’inspirerait-il des bonnes vieilles recettes de Ceasar US Force pour industrialiser ses Mc Start-up à grande échelle ? On espère que la richesse de la gastronomie française saura faire éclore de grands chefs dignes de leurs terroirs…

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