Getting Real, ou la leçon de pragmatisme

Getting Real, the smarter, faster, easier way to build a successful web application.
Sur les conseils d’un ami, j’ai acheté ce bouquin. Publié en 2006, mais encore tellement en phase avec son temps !
Les auteurs ne sont autres que les concepteurs de cette méthode du « less is more », ou l’art de l’efficience, une mise en pratique expliquée et appliquée à leur start-up 37signals qui a eu le temps de faire ses preuves. Et ce qui s’applique au développement du produit ou service concerne aussi toute la start-up. D’un côté on passe de l’idée au story board puis aux maquettes et enfin au code; de l’autre on trouve les compétences, on se met au travail, puis on démarre l’activité avec les moyens du bord et ensuite on se tourne vers du financement externe.
Le fil rouge du livre : simplicité, réalisme, efficacité. Pas de théorie inutile, pas de perte de temps avec les problèmes de demain, de plannings obsolètes, de réunions inopérantes, de spécifications techniques contraignantes, mais une vision, un projet qu’il faut réaliser avec ce dont on dispose, se lancer vite, tester, partager, évoluer, s’améliorer, et garder le cap.
Se lancer rapidement. Il n’est pas de meilleur enseignement que son application concrète. Une idée ne vaut rien sans sa réalisation. On construit les fondations, et on enveloppe la base dans une coquille qui va changer à coup sûr. On se focalise sur l’essentiel, on fait des choix pour avancer dans telle ou telle direction, et on laisse la place aux changements. Plus vite on aura mis les pieds à l’étrier et plus tôt on saura comment ne pas tomber.
Penser petit pour mieux voir grand. Rester petit c’est rester flexible, mieux anticiper les évolutions. S’adresser à un marché délimité, c’est répondre à un besoin ciblé. En faire beaucoup moins que la concurrence, mais bien mieux. Plus court, mais plus rapide. Plus modeste, mais plus facile. Plus spontané, mais bien moins stupide. Une équipe de 3 associés pas plus, mais des profils polyvalents. Embaucher le plus tard possible. Le premier avantage concurrentiel de la start-up, c’est ça taille, et sa capacité d’adaptation. Tout comme la force de son offre réside dans son ingéniosité.
La liste des conseils tirés de ce guide pratique est longue, donc je m’arrête la. Pour aller plus loin : Getting Real.








Après l’article du journaldunet.com fin mars « Où investissent les parrains du Web français », Les Echos annonce que « Les fonds de capital risque internet ‘made in France’ sont de retour ». Cet engouement médiatique témoigne d’un dynamisme économique certain chez les jeunes pousses françaises, et surtout, bien plus important, d’un soutien grandissant de la part de leurs aînés. La France du e-business est en train de s’américaniser.




